Octopus L

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Description du produit

N° OL25IN
Dimensions : 54 x 46 cm
Essence de l'arbre pétrifié : Dipterocarpus, famille des magnolias
Origine : Java
Age estimé : 15 à 20 millions d'années

Le nom d’ « Octopus » a été donné à l’ensemble des pièces issues de cet arbre quand la première plaque a été polie :

Le dessin ressemblait à un Octopus mais il a très vite évolué. Chaque coupe a présenté des dessins très originaux à chaque fois, mais manifestant des points communs :

C’est ce gris mêlé de jaune dû à une imprégnation d’un liquide faiblement chargé en oxyde de fer, fer également présent sur toute la périphérie où il a rouillé le bois.

Ces dessins en filigrane d’un gris un peu plus soutenu, très graphiques, ont certainement été tracés par la pénétration d’un liquide très faiblement chargé en oxyde ou sels minéraux, à l’époque de l’ « arbre-bois ». Ils délimitent probablement le champ d’invasion du liquide.

Autour de l’île noire que représente le cœur, de très belles cristallisations de calcédoine. Il s’agit d’un gel qui a pénétré dans les espaces vides - fentes dans le bois dues à la chaleur?- en plusieurs phases successives selon un rythme d’invasion/rétractation, avec une composition colorée légèrement différente à chaque fois, d’où ces nuances de bleu dans toutes les zones opalisées, avec parfois des incroyables transparences de la matière.

Et de ce bleu germent des arborescence filiformes, qui ressemblent parfois à des arbres donc, comme si ce Dipterocarpus-là avait envie de dessiner sa forêt… mais ce n’est pas très scientifique comme supposition.

Les zones noires : elles semblent être associées à un affaiblissement de la texture du bois. Au milieu de ce noir on distingue du bois semblant se décomposer, dans des couleurs de brun.

A la loupe, les magnifiques dessins que forment les cellules, son maillage très délicat facilement visible dans les zones grises, se réduisent à un champ de pointillés, en creux, parfois emplis de micro-cristaux dans les parties noires. Ce noir est dû à une « pyritisation » liée au séjour de l’arbre dans un liquide riche en souffre et en fer, en phase anaérobie. Des cristaux de pyrite dorés sont visibles à l’œil nu. On les appelle aussi « l’or des fous ». Le gris serait la partie de l’arbre qui aurait résisté au pourrissement.

Le mot du polisseur : 

Quand on polit une plaque avec d’importantes zones noires, il se dégage une odeur de souffre qui devait être la même odeur que celle de l’eau putride dans laquelle baignait cet arbre, il y a quinze millions d’années. Ce n’est pas une odeur très suave… mais c’est une odeur qui appartient réellement à son histoire, et ça c’est incroyable.

Scénario pas seulement scientifique proposé par Jean-Christophe Guillon, fruit de trente ans d’apprentissage de la langue des arbres de pierre.

Mentions Légales

Mentions Légales - Animation : L'Araucaria  -  Bois Pétrifié
Réalisation : Les Logiques Bio - Le Berruer - 38530 Pontcharra
Hébergement : Planethoster Site Paris - Laval - Québec - Canada